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Je sais bien qu’on a vu souvent rejaillir le feu de l’ancien volcan qu’on croyait trop vieux, mais a priori là c’est foutu. Je m’étais toujours dit que la prochaine fois que les White Stripes remonteraient sur scène, il fallait absolument que j’en sois. Mais la semaine dernière la triste nouvelle est tombée : Jack et Meg se séparaient, musicalement cette fois après avoir divorcé il y a fort fort longtemps. La play liste de la semaine leur rend donc hommage.

Les White Stripes nous viennent de Détroit et se sont formés en 1997. Formé de Jack White (chant, guitare, piano) et de Meg White à la batterie (et parfois au piano), ils sont surtout connu pour Seven Nation Army, dont le riff est repris par les supporters dans tous les stades, et tous les bovins en général. Personnellement, je ne peux plus l’écouter, même si je le trouve excellent. Les White Stripes, ce n’est pas seulement un blues très moderne, saturé, ou encore des balades country du meilleur effet, c’est aussi un univers graphique exclusivement composé de rouge, de noir et de blanc, où le chiffre 3 a une très grande importance.

En 1999 sort leur premier album éponyme. Le format White Stripes se met en place, ce n’est pas encore parfait mais on sent cette force brute qui se dégage de ce duo. Dans ce disque on retrouve une reprise Stop Breaking Down, écrite par un certain Robert Johnson, dont vous avez maintenant déjà entendu parler.

Un an plus tard sort De Stij. Le titre fait référence à un mouvement artistique hollandais. Les White Stripes continuent leur route mais restent inconnus de ce côté-là de l’Atlantique. Par contre aux USA, le groupe commence à bien s ‘implanter, notamment grâce à des titres tels que Hello Operator ou You’re Pretty Good Looking.

En 2001, Jack et Meg mettent le pied en Europe avec White Blood Cells. Avec cet album ils montent encore une marche sur l’escalier de la gloire. Incisifs et très courts, le plus long morceau dure 3 minutes 38, les titres de White Blood Cell oscillent entre ambiance très rock’n’roll, presque punk, et country. Fell In Love With A Girl monte à la 22ème place des charts américains et la machine est définitivement lancée. On trouve aussi sur cet album, le très gentil We’re Going To Be Friends et le flippant The Union Forever.