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En 2003 sort le monstrueux Elephant. Là encore les chansons sont courtes, à l’exception de Ball and Biscuit qui dépasse les 7 minutes, mais il ne comporte aucun temps faible. Une réussite totale de bout en bout, lancée par Seven Nation Army donc. Souvent les clips des White Stripes sont réalisés par Michel Gondry et celui de The Hardest Button To Button est assez fameux. On en retrouve d’ailleurs une parodie dans un épisode des Simpson.

Comme beaucoup de leurs prédécesseurs, les White Stripes se retrouvent avec un gros problème sur les bras. Que faire après un tel succès ? La même chose ou changer de voie ? Get Behind Me Satan est beaucoup plus acoustique, la critique ne suit pas, le piano prenant le pas sur la guitare. Pourtant My Doorbell envoie du pâté, ne reniant en rien les racines du groupe. Blue Orchid, en ouverture de l’album, démontre que la guitare n’est pas mise de côté définitivement. Comment pourrait-il en être autrement avec un type tel que Jack White ?

D’ailleurs, deux ans plus tard, quand sort Icky Thumb, le désormais dernier album studio du groupe, le titre qui donne son nom à l’album offre une débauche électrique. La guitare revient en force, notamment sur Rag And Bone ou Catch Hell Blues, très Led Zeppelin à mon goût, parfait donc.

C’est donc la fin de l’histoire des White Stripes, mais Jack White est très prolixe, a toujours multiplié les projets parallèles, que ce soit au sein des Raconteurs ou des Dead Weathers, et sans nul doute qu’il continuera à traîner sa guitare aux quatre coins du monde pour le plus grand plaisir des amateurs de rock’n’roll et de blues. Et peut être qu’un jour, Meg aura vaincu son agoraphobie et qu’elle remontera sur scène avec Jack…